Cinéma en vrac #2 : REC3, Taken 2, Wrong

Cinéma en vrac #2 : REC3, Taken 2, Wrong

Cette fois ci je vous présente la meilleure blague espagnole que j'ai pu voir, je vous parlerai d'un américain contre des albanais et je finirai par un chef d'oeuvre français.

REC[*] 3:

Avant toute chose il faut que je vous dise que les deux premiers REC[*] m'ont fascinés : le premier est un bon film romantique m'a mis une claque et les chocottes tandis que le deuxième est un bon film qui détend continue l'héritage du premier avec certes plus de facilités mais autant d'efficacité.

REC[*] c'est une grande recette avec 3 ingrédients importants :

  • de la violence, du sang et du zombie dégueulasse
  • de l'espagnol, leur façon de s'exprimer (très rapide et toujours en criant) augmente le stress du visionnage. Et il y a de la belle espagnole aussi, if you known what I mean.
  • une réalisation caméra à la main avec toujours un caméraman sans peur et sans reproche ! Cette caméra à l'épaule permet de vivre le moment présent et d'insulfler des effets de panique lorsque la caméra tombe ou que les personnages courts.

D'après ces 3 points, je peux affirmer une chose : REC[*] 3 aurait du s'appeler "Sombre bouse [*] 3".

Sérieusement, cette saga a été maltraitée tout le long du film. REC[*] 3 devrait faire peur, devrait mettre la tension ou au moins nous obliger à être admiratif devant la réalisation. Ici c'est simple, le réalisateur joue la nostalgie en commençant avec une caméra "à la main". Cependant cela s'arrête très rapidement lors de l'apparition du premier "contaminé". D'ailleurs celui-ci était assez facile à deviner tellement la perche était immense lorsqu'il explique qu'il a été mordu par un chien à son cabinet de vétérinaire (chien de la petite fille dans le premier).

Pour revenir à cette réalisation c'était tellement risible et kitch à la fois que l'on se demande si c'est fait exprès ou non (après quelques recherche c'est bien le crédo du réalisateur de faire des films "bis"). Certains vont adorer mais étant fan du sérieux des deux premiers, je ne le suis pas du tout. Les situations sont grotesques et je ne parle pas non plus du fanatisme religieux des espagnols. Ils sont littéralement sauvés des zombis par les paroles sacrées. Là c'était le moment d'avancer certaines scènes du film...

Avec les mentalités déplorables du héros chevalier (au sens propre puisqu'il s'équipe d'une armure) au grand coeur et de la mariée qui apprend le kung fu au milieu du film, le film devient au final totalement débile. Je suis triste pour cette saga...

 REC3

 

 

Taken 2

Besson est de retour avec la suite du fameux, fabuleux, fantastique Taken. Plaisir ou arnaque à 6,20€ ?

Déjà Besson n'est plus une marque de qualité et ça s'est senti direct dès l'introduction : musiques inspirées du maître du bégaiement électronique (Skrillex pour les incultes c'est un chanteur (hmmm lol) et DJ américain de musique électronique d'après Wikipédia), effets épileptiques à tout va, et une intro qui ne raconte rien...

On continue avec un début de film amusant mais sans grande surprise : Famke Janssen devient une MILF de qualité, Maggie Grace joue une prude de 17ans (alors qu'elle va devenir la nouvelle star sexy de Californication), et Qui-Gon Jinn maitrise toujours la filature de sa fille.

Cette fois-ci le méchant est un albanais qui veut faire sa propre vendetta après la mort de son fils. Jamais vu une vendetta avec des principes aussi nuls que cella là : "même si mon fils a buté des dizaines de personnes, détruit la vie de centaines de jeunes filles rien à foutre je veux le venger". Comme quoi en Albanie on se fait chier parfois.

Tout ça nous emmène à Istanbul pour des vacances en famille. Bien sûr les méchants partent en voiture d'Albanie jusqu'en Turquie en merco. Je ne veux pas sous estimer les américains en géographie mais je suis persuadé que l'américain pense que l'Albanie est un pays frontalier de la Turquie vu la scène du passage à la douane...

Presque 35 minutes de passées et personne ne s'est fait taper, triste constat. La vraie force du premier Taken était ce manque de scénario et ce manque de phrases dignes de Marcel Proust. Pas de parole, que du bois. Cette fois-ci on croirait presque que l'on est dans un film romantique.

Et puis d'un coup ça démarre lorsque Papa part avec Maman au marché. Ils se font kidnapper après 10 minutes de course poursuite. Entre temps on a le droit de voir Maggie Grace en maillot de bain. Note pour Taken 3 : mettez du budget pour son opération d'implant mammaire car là c'est plus moche qu'autre chose la planche de pain...

Côté Baston on s'est régalé quand même. Voir des albanais se faire lamentablement laminer ça n'a pas de prix. Par contre les scènes de courses poursuites, c'est du made in Besson pur. Pendant 20 minutes on se croirait dans Taxi 5, ceci n'est pas du tout un compliment. Chose marrante : c'est la fille du héros qui conduit, qui a ratée 3 fois son permis aux USA mais qui fait des dérapages contrôlés avec une voiture à boite de vitesse manuelle : CLAP CLAP CLAP...

Je ne sais pas pourquoi il y a eu une suite. Je pense que cette suite est une erreur tellement le premier était un succès surprise. J'aurai tellement voulu qu'il fasse une escale à Paris après son voyage à Istamboul.

 

Taken meme

 

Wrong :

Autant finir cette chronique sur une note positive. C'est pour ça que j'ai décidé de parler du dernier bijoux de Quentin Dupieux : Wrong. J'attends ce film depuis le moment où il a été annoncé. Et pour UNE FOIS je n'ai pas été déçu. C'est un sentiment tellement rare que cela décuple le plaisir. 

Wrong raconte le désarroi d'un homme qui a perdu son chien. Il a été kidnappé par un homme dont la passion est la retrouvaille entre les animaux et leur maître après quelques jours de séparations. Entre temps le jardinier, interprété par Eric Judor, plante un palmier... Même si le casting ne vous dit rien sauter sur l'occasion pour le connaitre.

Comme vous l'aurez compris Wrong c'est un autre monde, un univers parallèle. Quentin Dupieux s'amuse de tous les ressorts cinématographique de film américain à merveille. C'est dur de parler de ce film tellement il est hors catégorie. Ce film se regarde lorsque l'on a envie d'évasion, de pauser le cerveau ou d'avoir la preuve qu'un univers peu cohérent peut au final être le meilleur moyen de s'évader.

Côté réalisation pas de surprise : c'est facilement le français le plus talentueux. La musique (Mr Oizo oblige) est parfaitement adaptée à chaque situation, chaque musique donne le ton, chaque son permet une immersion de plus en plus prenante. Que dire aussi sur la photographie du film. Je suis persuadé que le film a été tourné avec un 5D Mark II. Les plans sont magnifiques, y'a pas d'autres mots. Les règles de la photographie sont respectées à la lettre pret sur CHAQUE plan. On a le sentiment de prendre une leçon sur tous les plans. La qualité des portraits est supérieure à n'importe quel film vu récemment. Les seuls fois où j'ai ressenti les mêmes sensations ce sont sur quelques épisodes de House, Luther ou Sherlock, en gros les références dans le genre. J'ai trouvé mon maître. 

Wrong c'est le genre de film à vivre pour le comprendre. J'ai hâte de voir les futurs productions de Quentin Dupieux surtout s'il nous repond un chef d'oeuvre comme ça.

 

"Court Metrage dans l'univers de Wrong avec en acteur Marilyn Manson"


Bonus : Luc Besson vue par Mozinor 




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Publié le Lundi 01 Octobre 2012 à 16:32